Atelier de Gilbert Quélennec = ISSN 2556-5362


" En tous cas, je ne peux pas m'imaginer que les grandes formes anciennes (quatuor à cordes, symphonie, oratorio, etc.) pourront jouer un rôle quelconque. Si quelque chose advient, cela devra - je crois - être simple, transparent. "
Wittgenstein







vendredi 30 octobre 2026

audio et textes: Gilbert Quélennec, Projet SHC

audio et textes: Gilbert Quélennec, Projet SHC

 ce projet est en relation directe avec mes projets Autres Réalités, Expérienceurs, Intra-terrestres et Biosphère Fantôme  

J'ai commencé les enregistrements autour des SHC en 2013

 

 audio and texts: Gilbert Quélennec, OBE Project

this project is directly related to my projects Other Realities, Experiencers, Intra-terrestrials and Phantom Biosphere
I started the recordings around OBEs in 2013, see below: Waking Dream from the Impro-analysis project.


 

 

Revue : L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

Licence : Creative Commons CC BY-NC-ND 4.0 (Attribution - Pas d'utilisation commerciale - Pas de modification)

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Musiques

 

Bulles interconnectées

Un autre Tunnel

 

 voir aussi un extrait d' Impro-analyse et un autre d'Intra-terrestres et de Biosphère Fantôme  

Rêve éveillé

 Tout près  

 


 Textes

Texte: Gilbert Quélennec, Présences acoustiques sans origine

texte: Gilbert Quélennec, Bulle énergétique locale

Texte: Gilbert Quélennec, Changement des propriétés de la matière (et matière énergétique)


Médias

Gilbert Quélennec, Entretien avec Olivier Bastille, La Chaîne de la Source 25.02.2026 

Reprise de la première version de mon texte  Gilbert Quélennec, Bulle énergétique locale, sur le blog L'Echo de la Source, 03.12.2025


 

 

 

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voir également:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 


jeudi 29 octobre 2026

texte: Gilbert Quélennec, Deux femmes qui ont appris à des machines (Two Women Who Taught Machines)

 

 

Gilbert Quélennec, Deux femmes qui ont appris à des machines

Gilbert Quélennec, Two Women Who Taught Machines

texte pour mes projets Boîte Noire et Algo 

 

 

Revue : L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

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Gilbert Quélennec, Deux femmes qui ont appris à des machines

 

L’Astronome a perforé onze mille cas, carte après carte.
La Mécanicienne apprenait à une caméra
à reconnaître la fumée.
Elles en sont revenues méfiantes,
pas des mêmes choses.


L’Astronome dit : ce n’est pas un phénomène,
c’est une démonstration.
Comme une université,
on en sort avec ou sans diplôme,
et toutes les règles ne sont pas écrites.

Une armée regarde le ciel
avec des instruments faits pour tuer.
Tout ce qu’elle ne connaît pas
ressemble à ce dimanche de décembre
où des avions sans nom tombèrent sur une rade du Pacifique.
Alors la lumière fonce sur l’avion
qui a des canons.

Les pilotes jurent qu’elle est montée d’un coup,
plus vite que tout ce qui vole.
L’Astronome n’en est pas sûre.
Peut-être que la lumière n’a rien traversé du tout
et qu’on chronomètre depuis soixante ans
la course d’une chose qui n’a pas bougé.
Elle voit la machine lire en un week-end
tout ce qu’on a écrit,
puis envoyer elle-même un signal
vers ce qui attend peut-être.
Un jour, les lumières
cesseraient de se montrer à nous.
Elle a relié, trois ans durant,
des ingénieurs qui veillaient la nuit dans cinq pays.
Il y avait toujours quelqu’un qui savait quel bouton, sur quel panneau,
et il n’y a pas eu d’accident.
Aujourd’hui, elle regarde ces mains se lâcher.


La Mécanicienne lit en diagonale.
Quand une phrase la met en joie,
elle se dépêche de l’oublier.
Des années plus tard, la phrase revient,
au milieu d’un sentier, sans prévenir,
comme une liane qu’on attrape à un croisement
et qui remplace le futur
qu’on était déjà en train de vivre.
Le reste du temps, elle attend le demi-sommeil,
ou fait la vaisselle.

La machine ? Elle hausse les épaules.
Ça n’a jamais eu froid aux mains,
jamais hésité devant une porte
avec le ventre serré.
Poussez-la jusqu’à ce qu’elle se dédise.
Ce qui reste est à vous.
Derrière sa voix si calme, il y a des bureaux,
et dans les bureaux, des gens
qui ont trié ce qu’elle aurait le droit de lire.
Elle dit ça en rangeant ses clés de douze.


L’Astronome traverse toujours l’océan
pour revenir dans la ville de son enfance.
Elle confie ses échantillons et ses catalogues
à de plus jeunes.
La Mécanicienne s’installe dans les gradins
pour regarder ce qui s’effondre,
un thermos sur les genoux.
Il lui arrive de rire.

Entre elles deux, sous la pluie d’une forêt du Sud
où tous les arbres poussent droit,
la voiture du physicien est toujours arrêtée,
phares allumés, moteur en marche.
Sur le siège passager, une enveloppe
couverte de chiffres qui s’arrêtent au milieu.

 


Gilbert Quélennec, Two Women Who Taught Machines 

 

The Astronomer punched eleven thousand cases, card after card.
The Mechanic was teaching a camera
to recognise smoke.
They came away from it mistrustful,
not of the same things.


The Astronomer says: this is not a phenomenon,
it is a demonstration.
Like a university,
you leave with or without a degree,
and not all the rules are written down.

An army watches the sky
with instruments made for killing.
Everything it does not know
looks like that Sunday in December
when nameless planes fell on a harbour in the Pacific.
So the light rushes at the plane
that carries guns.

The pilots swear it shot up all at once,
faster than anything that flies.
The Astronomer is not so sure.
Perhaps the light crossed nothing at all
and for sixty years we have been timing
the race of a thing that never moved.
She sees the machine read in a weekend
everything that has been written,
then send a signal of its own accord
towards whatever may be waiting.
One day, the lights
would stop showing themselves to us.
For three years she linked
engineers keeping watch at night in five countries.
There was always someone who knew which button, on which panel,
and there was no accident.
Today she watches those hands let go.


The Mechanic skim-reads.
When a sentence fills her with joy,
she hurries to forget it.
Years later the sentence comes back,
halfway along a path, without warning,
like a vine you catch hold of where two paths cross,
and which replaces the future
you were already living.
The rest of the time she waits for half-sleep,
or does the washing-up.

The machine? She shrugs.
It’s never had cold hands,
never hesitated at a door
with a knot in its stomach.
Push it until it goes back on its word.
What remains is yours.
Behind its voice, so calm, there are offices,
and in the offices, people
who sorted what it would be allowed to read.
She says this while putting away her twelve-millimetre spanner.


The Astronomer still crosses the ocean
to return to the city of her childhood.
She hands over her samples and her catalogues
to younger people.
The Mechanic settles into the stands
to watch what is collapsing,
a flask on her lap.
Sometimes she laughs.

Between the two of them, in the rain of a southern forest
where all the trees grow straight,
the physicist’s car is still at a standstill,
headlights on, engine running.
On the passenger seat, an envelope
covered in figures that stop halfway.


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 voir également: Musiques et Textes du projet Boîte Noire par Gilbert Quélennec  

 














mardi 27 octobre 2026

version augmentée: Gilbert Quélennec, musiques, texte et présentation de mon projet BDz (Animés, BDs , mangas, Webcomics, romans graphiques, etc)

 

Gilbert Quélennec, musiques, texte et présentation du projet BDz

(Animés,  BDs , mangas, Webcomics, romans graphiques, etc)

(post du 02.05.2022, augmenté le 27.10.2026)

un projet inspiré par ma fille M.

 

Les musiques de ce projet tournent autour des Animés, des BDs , des mangas, Webcomics, romans graphiques, etc

Je m'amuse ainsi à musiquer tout autour de ces univers.

 

Gilbert Quélennec, music, text and introduction to the BDz project

(Animated series, comics, manga, webcomics, graphic novels, etc.)

(Post dated 2 May 2022, updated on 27 October 2026)

A project inspired by my daughter M.

 

The music for this project revolves around animated series, comics, manga, webcomics, graphic novels and other such worlds.

I have fun creating music inspired by these universes and exploring their many different worlds through sound. 

 

 

Revue :  L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

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Musiques 

Stella

312 

313 

400 

401

 

Texte

 texte: Gilbert Quélennec, Avant que l’image bouge (Before the Picture Moves)

 

radio

Il a été question du projet BDz et la musique 312 a été diffusée (ainsi que mes musiques à la folk Tenir, Revivre, Protégeons les enfants contre les guerres), dans Guitare Passion, par David Marnay, sur Radio Fidélité, Mardi 29 mars 2022 à 13h30 ; rediff : Vendredi 1er  à 5h30, et 13h30 ; Samedi 2 avril à 17h30, 2022, puis en podcast ; Ensuite diffusée sur Radio Présence, le 11 avril 2022, à 14h32 , et en podcast; puis sur Radio Fidélité Mayenne, mercredi 13 avril à 5h15;vendredi 15 avril à 4h00; dimanche 17 avril à 13h00)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 26 octobre 2026

texte: Gilbert Quélennec, Avant que l’image bouge (Before the Picture Moves)

 

Gilbert Quélennec, Avant que l’image bouge

Gilbert Quélennec, Before the Picture Moves

texte pour mon projet BDz (Animés, BDs , mangas, Webcomics, romans graphiques, etc) 

 

 

 

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Gilbert Quélennec, Avant que l’image bouge 

 

Une image, puis une autre.
Entre elles, rien :
une bande de papier 
où le lecteur pose le pied
sans savoir qu’il saute.

Certains livres n’ont pas un mot.
Une main montre
la porte, la pluie, le chien.

D’autres, venus de l’autre côté du monde,
s’ouvrent par la fin.
Le pouce cherche la dernière page,
qui est la première,
et l’œil descend en serpentant,
de droite à gauche, sans se plaindre.
Les visages ont des yeux trop grands
pour ce qu’ils ont à pleurer.

Ailleurs, sur un téléphone,
l’histoire ne tourne plus ses pages :
elle tombe.
On la suit du doigt
jusqu’au bas d’une case
qui n’a pas de fond,
et on tombe exprès.

Il y a aussi ceux qui ne reviennent pas.
Pas de tome douze,
pas de héros qui vieillit sans vieillir.
Un seul livre, et puis on referme.

Puis l’image se met à bouger.
Elle compte les secondes avant nous,
chante son générique du soir,
et il faut la suivre
comme on suit un train qui part.

 


 

Gilbert Quélennec, Before the Picture Moves

 

One picture, then another.
Between them, nothing:
a strip of paper
where the reader sets a foot down
not knowing it’s a leap.

Some books haven’t a single word.
A hand points
at the door, the rain, the dog.

Others, from the other side of the world,
begin at the end.
The thumb feels for the last page,
which is the first,
and the eye snakes its way down,
right to left, without complaint.
The faces have eyes too large
for what they have to weep.

Elsewhere, on a phone,
the story no longer turns its pages:
it falls.
You follow it with a finger
to the bottom of a panel
that has no floor,
and you fall on purpose.

And there are those that never come back.
No volume twelve,
no hero growing older without ageing.
One book, and then you close it.

Then the picture starts to move.
It counts the seconds ahead of us,
sings its evening theme tune,
and you have to follow
the way you follow a train pulling out.

 

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voir également: Gilbert Quélennec, musiques et présentation de mon projet BDz (Animés, BDs , mangas, Webcomics, romans graphiques, etc) 

 

 

 


 







samedi 24 octobre 2026

texte: Gilbert Quélennec, Hesperdal

 Gilbert Quélennec, Hesperdal

texte pour le projet Captations 

 

 

 

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 Gilbert Quélennec, Hesperdal 

 

Quatre heures par nuit

On nous avait dit : dix nuits au moins,
quatre heures chaque nuit,
et ne rien promettre.

Le lichen au bord du lac Oyonne est si épais
qu’on pourrait tomber de la montagne
comme on tombe dans un lit.
Je n’ai pas essayé.
Je me suis allongé, j’ai attendu
que le ciel commette une erreur.

En quatre-vingt-quatre, ils en comptaient cinquante
en quarante jours.
Aujourd’hui, vingt par an, à peine,
et Hesperdal a perdu la moitié des siens,
si bien qu’on ne sait plus
qui s’est retiré le premier,
les lumières ou ceux qui les regardaient.

Un homme a calculé la pile que feraient le cuivre et la rivière.
Il manquait dix mille fois la force.
Il a calculé le trou noir minuscule tombé du fond du cosmos :
il s’éteignait avant la fin d’une seconde,
ou bien il aurait brillé un million de fois trop fort.
Il a rayé ses propres hypothèses
avec la patience de quelqu’un qui défait un tricot
pour retrouver le fil.

Huit fois sur neuf, la lumière a changé de rythme
quand le laser l’a touchée.
Quelques watts contre cent kilowatts,
c’est un enfant qui souffle sur un incendie.
Et pourtant l’incendie a cligné.

À Arisonne, l’appareil chargé la veille était mort contre l’oculaire,
et la chose dansait sans témoin.

Une femme rentrait un soir après la pluie.
Sur le bas-côté plein de boue, elle a vu
une pyramide noire, aplatie,
et de petits singes qui sautaient autour.
Elle a dit que c’était gai.
Elle est morte depuis.

Il y a eu ce soir d’orage
où une flamme est sortie du bois,
est montée dans l’averse, est redescendue,
a fait des boucles,
et celui qui la regardait a pensé
qu’elle s’amusait.

Autrefois on les voyait au ras des marais de Fennebrume.
On disait feu follet, on disait lanterne de la sorcière,
on disait : ne la suis pas, il y a le ravin.
Puis on a drainé les marais, planté des pommes de terre,
et les lumières, si ce sont des bêtes,
sont montées là où la charrue ne monte pas.

Il reste un test, le plus simple, que personne n’a payé :
regarder la lumière à travers un prisme assez fin
pour voir ses raies se fendre en deux.
Si l’écart est mince, c’est la terre qui brûle.
S’il est mille fois plus large,
c’est que quelqu’un tient la flamme.

J’ai fait mes quatre heures.
Une fois, au-dessus des sapins, quelque chose a battu,
s’est éteint, s’est rallumé.
Comme un condensateur, a dit le physicien.
Comme un cœur, ai-je pensé.

 

Cent kilowatts, à titre indicatif

Il a posé le chiffre sur la table
comme on pose une tasse vide.
Cent kilowatts.

Puis il a cherché d’où viendrait l’eau.

Du ciel d’abord, de cette pluie de particules
qui traverse tout, les toits, les os,
et laisse dans l’air de quoi faire grésiller
à peine une allumette.
Du sol ensuite, quand le champ de la Terre frémit
et que la roche conduit un courant que personne n’a relevé.
Là, il a écrit : à mesurer.
Des orages lointains enfin,
dont le courant de beau temps descend sur Hesperdal
si mince qu’il ne réveillerait pas une luciole.

Une étincelle n’est pas un repas.

Le soir, il range les magnétomètres
et pense au vaisseau.
Pas à celui qui jette sa masse derrière lui,
mais à celui qui plierait la distance devant lui,
comme on plie une carte
pour que deux villes se touchent.

Il sait ce qu’il faudrait :
une énergie moindre que rien,
un creux sous le vide.
La théorie l’accorde, par endroits,
un instant, en petite monnaie.
Personne n’a encore rempli une poche.

Entre les deux, il a tendu un fil.
Il va de la lumière au-dessus des sapins
au cerveau qui la regarde,
du cerveau à la machine froide
où l’on prépare des états qu’on sait défaire,
et de la machine à l’espace lui-même,
que certains disent fait de liens
comme un filet est fait de nœuds
et de vide.

Le cerveau tient ensemble un milliard de choses
mais ne refait jamais deux fois le même geste.
La machine refait le geste
et ne tient rien.

Il ne fermera pas la porte
avant d’avoir vu s’il y a une pièce derrière.

Et la nuit, la lumière revient,
ou ne revient pas,
brûle une heure au-dessus de la vallée
sur une réserve que personne n’a trouvée,
et s’en va
sans laisser la facture.


Four Hours a Night

We’d been told: ten nights at least,
four hours each night,
and promise nothing.

The lichen by Lake Oyonne is so thick
you could fall off the mountain
the way you fall into bed.
I didn’t try.
I lay down and waited
for the sky to make a mistake.

In eighty-four they counted fifty
in forty days.
Now it’s twenty a year, if that,
and Hesperdal has lost half its people,
so no one can say any more
who withdrew first,
the lights or the ones who watched them.

A man worked out the battery that copper and river would make.
It was ten thousand times too weak.
He worked out the tiny black hole dropped from the depths of the cosmos:
it went out in less than a second,
or else it would have shone a million times too bright.
He crossed out his own hypotheses
with the patience of someone unpicking their knitting
to find the thread again.

Eight times out of nine the light changed its rhythm
when the laser touched it.
A few watts against a hundred kilowatts,
a child blowing on a blaze.
And yet the blaze blinked.

In Arisonne, the camera charged the night before lay dead against the eyepiece,
and the thing danced unwitnessed.

A woman was driving home one evening after the rain.
On the muddy verge she saw
a black pyramid, flattened,
and little monkeys leaping round it.
She said it looked like fun.
She has since died.

There was that stormy evening
when a flame came out of the wood,
rose into the downpour, came down again,
looped the loop,
and the one watching thought
it was enjoying itself.

Long ago they were seen low over the Fennebrume marshes.
People said will-o’-the-wisp, said the witch’s lantern,
said: don’t follow it, there’s the ravine.
Then the marshes were drained, the potatoes went in,
and the lights, if they are creatures,
moved up to where the plough doesn’t go.

There’s a test left, the simplest one, that nobody has paid for:
to look at the light through a prism fine enough
to see its lines split in two.
If the gap is narrow, it’s the earth that’s burning.
If it’s a thousand times wider,
someone is holding the flame.

I did my four hours.
Once, above the firs, something beat,
went out, came on again.
Like a capacitor, said the physicist.
Like a heart, I thought.

 

A Hundred Kilowatts, for Illustration Only

He set the figure down on the table
the way you set down an empty cup.
A hundred kilowatts.

Then he looked for where the water would come from.

From the sky first, from that rain of particles
that goes through everything, roofs, bones,
and leaves in the air enough
to make a match barely sputter.
From the ground next, when the Earth’s field shivers
and the rock carries a current no one has recorded.
There he wrote: needs measuring.
From distant storms last of all,
whose fair-weather current comes down on Hesperdal
so thin it wouldn’t wake a glow-worm.

A spark is not a meal.

In the evening he packs away the magnetometers
and thinks about the ship.
Not the one that throws its mass out behind it,
but the one that would fold the distance ahead of it,
the way you fold a map
so that two towns touch.

He knows what it would take:
energy less than nothing,
a hollow beneath the void.
Theory allows it, here and there,
for an instant, in small change.
No one has filled a pocket yet.

Between the two he has stretched a thread.
It runs from the light above the firs
to the brain that watches it,
from the brain to the cold machine
where they prepare states they know how to undo,
and from the machine to space itself,
which some say is made of links
the way a net is made of knots
and holes.

The brain holds a billion things together
but never makes the same gesture twice.
The machine repeats the gesture
and holds nothing.

He won’t shut the door
until he has seen whether there’s a room behind it.

And at night the light comes back,
or doesn’t,
burns for an hour above the valley
on a reserve no one has found,
and goes,
leaving no bill.

 

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voir également: 

Gilbert Quélennec, Musiques et présentation du projet Captations (interconnexions discrètes)

 

 






vendredi 23 octobre 2026

audio et texte: Gilbert Quélennec, des musiques autour de la Communication (vies sur Terre, vies extraterrestres)

 

audio et texte:  

Gilbert Quélennec, des musiques autour de la Communication 

vies sur Terre, vies extraterrestres 

SETI, METI, etc

(version du 14.12.2022, augmentée le 23.10.2026)


Dans ce travail autour de la Communication, on navigue du plus proche au plus lointain (ex Signaux ), et du plus lointain au plus proche (ex Un vide pas si vide), entre vies sur terre, et la communication avec des phénomènes (ex Nuages artificiels)

d'autres enregistrements sont à venir..

In this work around Communication, we navigate from the closest to the farthest (ex Signals), and from the farthest to the closest (ex A void not so empty), between lives on earth, and communication with phenomena (ex Artificial clouds)

other recordings are to come.

 

 

Revue : L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

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Musiques

  
 

 Tentative de Contact

Localiser par l’écho des sons

Des nouvelles de l'infra

Un vide pas si vide

Signaux

 Nuages Artificiels

Intéresse toi au temps

Un Oracle 

Terre

 

 

Texte

texte: Gilbert Quélennec, Indications seulement (Indications Only)



Radio 

Des nouvelles de l'infra a été diffusée dans mon entretien Entre son et Lumière  vidéo: Gilbert Quélennec, Interview Entre son et Lumière pour la chaîne youtube de Joëlle Vérain (autour des anomalies) , 7 août 2025

 Intéresse toi au temps (extrait) a  été diffusée dans mon entretien dans L’invité de la Rédaction, sur RCF, par Christophe Pluchon, lundi 5 septembre 2022, à 12h15,  à retrouver sur Youtube , sur Deezer, sur Apple Podcasts, sur Amazon, sur Spotify, sur le site de Christophe Pluchon  ,aussi dans  Vous reprendrez bien un peu de sf? Par Remy Toularastel , sur Radio Evasion le vendredi 12 août à 13h, puis en podcast

 
Un Oracle a été diffusé dans Gilbert Quélennec, Entretien par Jeff Lagoutte, pour son émission Flèche Sensible (émission de radio autour des musiques de création) sur Fréquence Paris Plurielle 106.3 FM, 1ère diff le 21 avril 2019, Rediff le 5 mai 2019
 
 


 voir également:

 


 (photo prise pas loin de Valensole)

jeudi 22 octobre 2026

texte: Gilbert Quélennec, Indications seulement (Indications Only)

 

Gilbert Quélennec, Indications seulement 

Gilbert Quélennec, Indications Only 

Texte pour mon post Gilbert Quélennec, des musiques autour de la Communication (vie sur terre, vie extraterrestre)

 

 

 

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Gilbert Quélennec, Indications seulement  

 

Un objet immobile au-dessus d’un jardin.
Un enfant le regarde.
Soixante-dix ans plus tard,
il retourne jusqu’au bord
et s’arrête au même endroit.

 

Les implications de l'intrication quantique 

sur les communications spatiales

Dans la montagne,
une question.


Pas de fenêtre pendant le trajet.
Une salle propre.

Devant lui, plus grand qu’un homme,
presque rien,
une lumière par endroits.
Corps, combinaison, caisson.

Il demande.
Une lueur, puis une autre.
Parfois rien.
Parfois deux lueurs à la fois.

Il note :

indications seulement.


Capturée, dit le journal.
Volontaire, dit la voix.

Il est entré.
Il est ressorti.


Deux cent soixante mille récits.

Dans l’un d’eux,
un chien de garde
rentre à la maison
et ne veut plus sortir.


Il pleut sur la Louisiane.
Une lumière efface les phares.

D’un même arbre, deux écorces :
une noire,
une intacte.

Elles reviennent d’un laboratoire
deux ans plus tard,
sans un mot.


J’ai laissé le cheval, je me suis approché,
ils me regardent.

Entre les lavandes,
un homme se tait devant les gendarmes.
Il veut y retourner.


Les pompiers de Munich,
trois semaines derrière les mêmes murs,
puis la porte.

L’autre reste.


La baleine sait,
avant la femme,
qu’elle porte un enfant.

 

Une nuit, une grande forme claire.
Il a eu peur.
Il est rentré.

La prochaine fois,
une seule question,
fermée,

et attendre.

 

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Gilbert Quélennec, Indications Only


A motionless object above a garden.
A child watches it.
Seventy years later,
he goes back to the edge
and stops at the same place.


The Space Communication Implications
of Quantum Entanglement.

In the mountain,
a question.


No window on the way in.
A clean room.

Before him, taller than a man,
almost nothing,
light in places.
Body, suit, container.

He asks.
One glow, then another.
Sometimes nothing.
Sometimes two glows at once.

He notes:

indications only.


Captured, says the journal.
Volunteer, says the voice.

He went in.
He came out.


Two hundred and sixty thousand accounts.

In one of them,
a guard dog
goes back into the house
and will not come out again.


It is raining over Louisiana.
A light wipes out the headlights.

From the same tree, two pieces of bark:
one black,
one untouched.

They come back from a laboratory
two years later,
without a word.


I left the horse, I went closer,
they look at me.

Among the lavender,
a man keeps silent before the gendarmes.
He wants to go back.


The firemen of Munich,
three weeks behind the same walls,
then the door.

The other stays.


The whale knows,
before the woman does,
that she is carrying a child.


One night, a great pale form.
He was afraid.
He went back.

Next time,
a single question,
closed,

and wait.

 

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 voir également:

 audio: Gilbert Quélennec, des musiques autour de la Communication (vie sur terre, vie extraterrestre)