Atelier de Gilbert Quélennec = ISSN 2556-5362


" En tous cas, je ne peux pas m'imaginer que les grandes formes anciennes (quatuor à cordes, symphonie, oratorio, etc.) pourront jouer un rôle quelconque. Si quelque chose advient, cela devra - je crois - être simple, transparent. "
Wittgenstein







dimanche 1 novembre 2026

triptyque: Gilbert Quélennec, L’architecture invisible des mondes, Les densités de l’être, Variations sur des réalités possibles (Triptych: Gilbert Quélennec, The Invisible Architecture of Worlds, The Densities of Being, Variations on Possible Realities)

triptyque: 

Gilbert Quélennec, L’architecture invisible des mondes, Les densités de l’être, Variations sur des réalités possibles  

triptyque pour mon post Gilbert Quélennec, Musiques et Textes autour du Multivers et Autres Densités (dimensions)

Triptych: 

Gilbert Quélennec, The Invisible Architecture of Worlds, The Densities of Being, Variations on Possible Realities

A triptych for my post: Gilbert Quélennec, Music and Texts on the Multiverse and Other Densities (Dimensions)

 

Trois textes autour des architectures invisibles du réel, des autres densités, de la physique de l'information, des dimensions supplémentaires et des multivers.

Entre science et poésie, une réflexion sur les formes possibles de l'Univers et sur tout ce qui, dans la réalité, échappe encore à notre regard.

Three texts exploring the invisible structures of reality, other densities, the physics of information, extra dimensions and multiverses.

Between science and poetry, a reflection on the possible forms of the Universe and on all that still lies beyond our perception.

 

 

Revue : L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

Licence : Creative Commons CC BY-NC-ND 4.0 (Attribution - Pas d'utilisation commerciale - Pas de modification)

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Gilbert Quélennec, L’architecture invisible des mondes, Les densités de l’être, Variations sur des réalités possibles  

triptyque pour mon post Gilbert Quélennec, Musiques et Textes autour du Multivers et Autres Densités (dimensions)

 

 

L’architecture invisible des mondes

Avant le premier souffle, il y avait cette faim. Quelque chose de plus vieux que le silence : une attente pure, un frémissement sans peau ni contours, où le rien se confondait avec le tout.
Puis la lumière a déchiré l’indistinct. Une fêlure primitive a séparé ce qui brûle de ce qui regarde brûler.
La matière s’est jetée dans le temps, ivre de formes, apprenant à tâtons l’art de s’assembler, de se rompre, de s’éteindre dans le ventre des étoiles pour renaître dans la boue des cellules. Et par un étrange retournement, cette poussière s’est mise à penser, levant des yeux troubles vers le chaos dont elle est issue.
Pourtant, le visible n’est qu’une écume.
Dans l’ombre du grand corps cosmique, une présence muette tire les ficelles. Nous mesurons le poids de l’invisible sans pouvoir en caresser la texture — cette matière noire qui retient le ballet des galaxies, cette force sombre qui pousse l’espace au grand galop vers un lointain indéchiffrable. Même le vide n’est pas une absence. C’est un abîme qui grouille, une mer quantique toujours prête à enfanter le réel.
Une intuition nous frappe alors, violente : la réalité n’est pas faite d’objets posés là, mais du réseau de cicatrices et de liens qui les unissent.
L’information n’est plus un concept froid enfermé dans nos puces de silicium. Elle a un poids, un coût charnel, une frontière physique. Elle s’engouffre et s’entasse jusqu’au vertige sur l’horizon des trous noirs, ces gouffres où la lumière s’étrangle. Le cosmos a la mémoire tenace, une mémoire gravée dans le frottement des particules, là où la géométrie se brise.
Nous avançons à l’aveugle, comme des enfants perdus dans les couloirs d’une immense demeure obscure, croyant que les murs sont les limites du monde alors qu’ils ne sont que les bornes de notre regard.
Des théories murmurent l’existence de dimensions repliées, de géométries secrètes cachées dans les plis de l’infiniment petit. Des directions que nos corps ne sauront jamais prendre, des territoires où la distance n’a plus de sens. Et plus loin, par-delà les horizons que la lumière peine à atteindre, l’esprit vacille devant le grand éclatement : des univers-bulles qui écloraient en grappes, des branches de réalités alternatives qui se déploieraient à chaque seconde sans que nous puissions jamais les effleurer.
Nous ne savons rien. Et cette nuit dans notre savoir est une délivrance.
L’immensité ne nous attend pas au bout d’un télescope ; elle nous traverse. Elle palpite dans l’espace infime entre deux atomes enchevêtrés, là où le temps perd le nord et où les mathématiques se changent en poésie pure.
Nous ne sommes pas des spectateurs assis dans la salle. Nous sommes faits de cette étoffe de doutes, de débris d’étoiles mortes et de trajectoires incertaines. L’Univers ne se contente pas de tourner sur lui-même ; il se cherche, il balbutie et commence à se comprendre à travers le tremblement de nos questions.
Quand la nuit tombe et que le grand silence s’installe, le ciel cesse d’être un dôme. Il devient une déchirure. Une brèche par laquelle nous ne cherchons plus d’autres mondes, mais le souffle premier qui les fait tenir debout.

  

Les densités de l’être

La lumière ment.
Elle ne raconte que la surface,
les rivages où la matière consent à se montrer.
Mais en dessous,
le réel s’invente des manières d’être
qui échappent aux géomètres.
Il y a le poids brut des soleils,
le cri muet des cœurs effondrés,
et ce vide qui n’est qu’un mensonge,
un réservoir de fureurs invisibles.
Nous appelons cela information,
ce fil de givre tendu entre les choses,
cette trace sans visage
qui relie les lointains
et n’oublie rien.
Le monde a des doubles-fonds.
Des dimensions froissées dans l’épaisseur du présent,
des sentiers que nos corps traversent
sans que la peau en sache rien.
D’autres ciels éclosent ailleurs,
avec des temps qui s’inversent
et des lois aux visages de monstres ou de dieux.
Au fond du gouffre, une seule question demeure,
comme un os :
qu’est-ce que ce battement qui nous fait être ?
Matière, code ou pure géométrie ?
Nos mots découpent ce que le vivant
tient farouchement uni.
Je ne demande plus de phare à l’infini.
Je lui demande seulement
de me garder
écorché vif, et grand ouvert.

 

Variations sur des réalités possibles

Réduire le réel à ce que nos mains touchent ou à ce que nos machines quantifient est une impasse. La matière n’est qu’une bordure, un affleurement. Tout autour, dans l’épaisseur des champs qui nous traversent, bat un réseau invisible d’interactions qui exige un tout autre langage.
Prenez le cosmos. Nous butons sur le poids d’une matière noire dont le visage nous échappe, et nous observons l’espace s’emballer sous la poussée d’une énergie sombre. Rien de tout cela ne relève de la science-fiction. Il s’agit de notre monde, physique, concret, dont les manifestations débordent simplement les cadres étroits de nos habitudes visuelles.
Quant au vide, loin d’être un néant, il forme une trame active, traversée de tensions et de mutations silencieuses. Il appartient pleinement au tissu des phénomènes.
L’information vient bouleverser la donne en s’extrayant des livres pour s’ancrer dans la chair même des choses. Penser à l’entropie des trous noirs ou au principe holographique oblige à voir les liens vertigineux qui soudent la géométrie à la gravitation. Dès lors que la quantité d’information qu’un trou noir peut contenir se mesure à la surface de son horizon, et non à son volume, notre vieille intuition de l’espace vacille.
D’ailleurs, l’espace lui-même pourrait n’être qu’un effet de surface. Les physiciens qui traquent la gravitation quantique soupçonnent que la géométrie naît d’un niveau plus archaïque, fait de pures intrications et de corrélations de systèmes. La distance et la continuité perdent alors leur évidence.
À cela s’ajoutent les concepts de dimensions compactifiées, d’univers-branes ou de multivers. Ces théories ne forment pas un bloc dogmatique. Ce sont des lignes de faille mathématiques, des hypothèses ouvertes qui redéfinissent nos frontières sans prétendre les fixer.
Il n’y a pas de synthèse harmonieuse pour lier ces pistes. Leur seul point commun est de faire voler en éclats l’illusion d’une réalité figée dont nous posséderions déjà les plans.
Les densités du monde se révèlent être des dynamiques, des configurations physiques dont les modes d’existence restent à déchiffrer. Entre ce qui crève les yeux, ce qui agit en coulisses et ce qui demeure pure spéculation, les frontières s’estompent. L’Univers n’est pas un décor fixe où se déroulent des événements, mais un immense tissu de relations en constante transformation.
Nous ne connaissons qu’un fragment d’un ensemble bien plus vaste. Face à ces architectures possibles, le rôle de la pensée n’est pas d’affirmer, mais de maintenir l’ouverture, d’apprendre à regarder sans mutiler le réel. Une réalité, des résonances multiples. La question ne nous lâche plus : ce que nous nommons « notre monde » n’est-il qu’un pli isolé dans le grand déploiement du possible ?

 



Triptych: 

Gilbert Quélennec, The Invisible Architecture of Worlds, The Densities of Being, Variations on Possible Realities

A triptych for my post: Gilbert Quélennec, Music and Texts on the Multiverse and Other Densities (Dimensions)

 

 

The Invisible Architecture of Worlds

Before the first breath, there was this hunger. Something older than silence: a pure waiting, a quivering without skin or contours, where nothing and everything were one.
Then light tore through the indistinct. A primal crack separated what burns from what watches it burn.
Matter flung itself into time, drunk on forms, learning by trial and error the art of coming together, of breaking apart, of dying out in the bellies of stars to be reborn in the mud of cells. And by a strange reversal, this dust began to think, raising clouded eyes towards the chaos from which it came.
And yet the visible is mere foam.
In the shadow of the great cosmic body, a silent presence pulls the strings. We measure the weight of the invisible without being able to touch its texture — this dark matter that holds the galaxies’ ballet together, this dark force driving space at full gallop towards an indecipherable distance. Even the void is not an absence. It is a teeming abyss, a quantum sea forever ready to give birth to the real.
Then an intuition strikes us, violently: reality is not made of objects simply set down there, but of the web of scars and bonds that join them.
Information is no longer a cold concept locked away in our silicon chips. It has weight, a bodily cost, a physical boundary. It rushes in and piles up, to the point of vertigo, on the horizon of black holes, those chasms where light is strangled. The cosmos has a stubborn memory, a memory etched into the friction of particles, where geometry breaks down.
We grope our way blindly, like children lost in the corridors of an immense dark house, believing the walls to be the limits of the world when they are only the bounds of our gaze.
Theories whisper of folded dimensions, of secret geometries hidden in the creases of the infinitely small. Directions our bodies will never be able to take, territories where distance no longer means anything. And further still, beyond horizons that light struggles to reach, the mind reels before the great bursting apart: bubble universes that might blossom in clusters, branches of alternative realities that might unfold every second without our ever being able to brush against them.
We know nothing. And this night in our knowledge is a deliverance.
Immensity does not wait for us at the end of a telescope; it runs through us. It throbs in the tiny space between two entangled atoms, where time loses its bearings and mathematics turns into pure poetry.
We are not spectators sitting in the audience. We are made of this fabric of doubts, of debris from dead stars and uncertain trajectories. The Universe is not content merely to turn upon itself; it searches for itself, it stammers, and it is beginning to understand itself through the trembling of our questions.
When night falls and the great silence settles in, the sky ceases to be a dome. It becomes a tear. A breach through which we no longer look for other worlds, but for the first breath that keeps them standing.

 

The Densities of Being

Light lies.
It tells only of the surface,
the shores where matter consents to show itself.
But underneath,
the real invents ways of being
that elude the geometers.
There is the raw weight of suns,
the silent cry of collapsed hearts,
and this void that is nothing but a lie,
a reservoir of invisible furies.
We call it information,
this thread of frost stretched between things,
this faceless trace
that links far-off places
and forgets nothing.
The world has secret depths.
Dimensions crumpled into the thickness of the present,
paths our bodies cross
without the skin knowing a thing.
Other skies blossom elsewhere,
with times that run backwards
and laws wearing the faces of monsters or of gods.
At the bottom of the abyss, a single question remains,
like a bone:
what is this beating that makes us be?
Matter, code or pure geometry?
Our words carve up what the living
holds fiercely together.
I no longer ask the infinite for a lighthouse.
I ask it only
to keep me
flayed alive, and wide open.

 

Variations on Possible Realities

Reducing the real to what our hands touch or what our machines quantify is a dead end. Matter is only a fringe, an outcrop. All around it, in the thickness of the fields that pass through us, beats an invisible web of interactions that calls for an altogether different language.
Take the cosmos. We come up against the weight of a dark matter whose face eludes us, and we watch space racing ahead under the push of a dark energy. None of this belongs to science fiction. This is our world, physical and concrete, whose manifestations simply spill over the narrow frames of our visual habits.
As for the void, far from being nothingness, it forms an active weave, shot through with tensions and silent mutations. It belongs fully to the fabric of phenomena.
Information upsets the picture by stepping out of books and taking root in the very flesh of things. Thinking about black hole entropy or the holographic principle forces us to see the dizzying links that bind geometry to gravitation. Once the amount of information a black hole can hold turns out to be measured by the area of its horizon, not its volume, our old intuition of space begins to falter.
Besides, space itself might be no more than a surface effect. Physicists in pursuit of quantum gravity suspect that geometry arises from a more primitive level, made of pure entanglements and correlations between systems. Distance and continuity then lose their self-evidence.
Add to this the notions of compactified dimensions, brane universes or multiverses. These theories do not form a dogmatic bloc. They are mathematical fault lines, open hypotheses that redraw our boundaries without claiming to fix them.
There is no harmonious synthesis to tie these leads together. Their only common ground is that they shatter the illusion of a frozen reality whose blueprints we already hold.
The densities of the world turn out to be dynamics, physical configurations whose modes of existence are yet to be deciphered. Between what stares us in the face, what works behind the scenes and what remains pure speculation, the boundaries blur. The Universe is not a fixed backdrop against which events take place, but an immense fabric of relations in constant transformation.
We know only a fragment of a far vaster whole. Faced with these possible architectures, the task of thought is not to assert but to keep things open, to learn to look without mutilating the real. One reality, many resonances. The question will not let go of us: is what we call ‘our world’ merely an isolated fold in the great unfolding of the possible?

 

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voir également:

version augmentée: Gilbert Quélennec, Musiques et Textes autour du Multivers et Autres Densités (dimensions)

 

 

 

 

 

 

 


 

vendredi 30 octobre 2026

audio et textes: Gilbert Quélennec, Projet SHC

 


audio et textes Gilbert Quélennec, Projet SHC

 ce projet est en relation directe avec mes projets Autres Réalités, Expérienceurs, Intra-terrestres et Biosphère Fantôme  

J'ai commencé les enregistrements autour des SHC en 2013

 

 audio and texts: Gilbert Quélennec, OBE Project

this project is directly related to my projects Other Realities, Experiencers, Intra-terrestrials and Phantom Biosphere
I started the recordings around OBEs in 2013, see below: Waking Dream from the Impro-analysis project.


 

 

Revue : L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

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Musiques

 

Bulles interconnectées

Un autre Tunnel

 

 voir aussi un extrait d' Impro-analyse et un autre d'Intra-terrestres et de Biosphère Fantôme  

Rêve éveillé

 Tout près  

 


 Textes

Texte: Gilbert Quélennec, Présences acoustiques sans origine

texte: Gilbert Quélennec, Bulle énergétique locale

Texte: Gilbert Quélennec, Changement des propriétés de la matière (et matière énergétique)


Médias

Gilbert Quélennec, Entretien avec Olivier Bastille, La Chaîne de la Source 25.02.2026 

Reprise de la première version de mon texte  Gilbert Quélennec, Bulle énergétique locale, sur le blog L'Echo de la Source, 03.12.2025


 

 

 

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voir également:
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 


jeudi 29 octobre 2026

texte: Gilbert Quélennec, Deux femmes qui ont appris à des machines (Two Women Who Taught Machines)

 

 

Gilbert Quélennec, Deux femmes qui ont appris à des machines

Gilbert Quélennec, Two Women Who Taught Machines

texte pour mes projets Boîte Noire et Algo 

 

 

Revue : L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

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Gilbert Quélennec, Deux femmes qui ont appris à des machines

 

L’Astronome a perforé onze mille cas, carte après carte.
La Mécanicienne apprenait à une caméra
à reconnaître la fumée.
Elles en sont revenues méfiantes,
pas des mêmes choses.


L’Astronome dit : ce n’est pas un phénomène,
c’est une démonstration.
Comme une université,
on en sort avec ou sans diplôme,
et toutes les règles ne sont pas écrites.

Une armée regarde le ciel
avec des instruments faits pour tuer.
Tout ce qu’elle ne connaît pas
ressemble à ce dimanche de décembre
où des avions sans nom tombèrent sur une rade du Pacifique.
Alors la lumière fonce sur l’avion
qui a des canons.

Les pilotes jurent qu’elle est montée d’un coup,
plus vite que tout ce qui vole.
L’Astronome n’en est pas sûre.
Peut-être que la lumière n’a rien traversé du tout
et qu’on chronomètre depuis soixante ans
la course d’une chose qui n’a pas bougé.
Elle voit la machine lire en un week-end
tout ce qu’on a écrit,
puis envoyer elle-même un signal
vers ce qui attend peut-être.
Un jour, les lumières
cesseraient de se montrer à nous.
Elle a relié, trois ans durant,
des ingénieurs qui veillaient la nuit dans cinq pays.
Il y avait toujours quelqu’un qui savait quel bouton, sur quel panneau,
et il n’y a pas eu d’accident.
Aujourd’hui, elle regarde ces mains se lâcher.


La Mécanicienne lit en diagonale.
Quand une phrase la met en joie,
elle se dépêche de l’oublier.
Des années plus tard, la phrase revient,
au milieu d’un sentier, sans prévenir,
comme une liane qu’on attrape à un croisement
et qui remplace le futur
qu’on était déjà en train de vivre.
Le reste du temps, elle attend le demi-sommeil,
ou fait la vaisselle.

La machine ? Elle hausse les épaules.
Ça n’a jamais eu froid aux mains,
jamais hésité devant une porte
avec le ventre serré.
Poussez-la jusqu’à ce qu’elle se dédise.
Ce qui reste est à vous.
Derrière sa voix si calme, il y a des bureaux,
et dans les bureaux, des gens
qui ont trié ce qu’elle aurait le droit de lire.
Elle dit ça en rangeant ses clés de douze.


L’Astronome traverse toujours l’océan
pour revenir dans la ville de son enfance.
Elle confie ses échantillons et ses catalogues
à de plus jeunes.
La Mécanicienne s’installe dans les gradins
pour regarder ce qui s’effondre,
un thermos sur les genoux.
Il lui arrive de rire.

Entre elles deux, sous la pluie d’une forêt du Sud
où tous les arbres poussent droit,
la voiture du physicien est toujours arrêtée,
phares allumés, moteur en marche.
Sur le siège passager, une enveloppe
couverte de chiffres qui s’arrêtent au milieu.

 


Gilbert Quélennec, Two Women Who Taught Machines 

 

The Astronomer punched eleven thousand cases, card after card.
The Mechanic was teaching a camera
to recognise smoke.
They came away from it mistrustful,
not of the same things.


The Astronomer says: this is not a phenomenon,
it is a demonstration.
Like a university,
you leave with or without a degree,
and not all the rules are written down.

An army watches the sky
with instruments made for killing.
Everything it does not know
looks like that Sunday in December
when nameless planes fell on a harbour in the Pacific.
So the light rushes at the plane
that carries guns.

The pilots swear it shot up all at once,
faster than anything that flies.
The Astronomer is not so sure.
Perhaps the light crossed nothing at all
and for sixty years we have been timing
the race of a thing that never moved.
She sees the machine read in a weekend
everything that has been written,
then send a signal of its own accord
towards whatever may be waiting.
One day, the lights
would stop showing themselves to us.
For three years she linked
engineers keeping watch at night in five countries.
There was always someone who knew which button, on which panel,
and there was no accident.
Today she watches those hands let go.


The Mechanic skim-reads.
When a sentence fills her with joy,
she hurries to forget it.
Years later the sentence comes back,
halfway along a path, without warning,
like a vine you catch hold of where two paths cross,
and which replaces the future
you were already living.
The rest of the time she waits for half-sleep,
or does the washing-up.

The machine? She shrugs.
It’s never had cold hands,
never hesitated at a door
with a knot in its stomach.
Push it until it goes back on its word.
What remains is yours.
Behind its voice, so calm, there are offices,
and in the offices, people
who sorted what it would be allowed to read.
She says this while putting away her twelve-millimetre spanner.


The Astronomer still crosses the ocean
to return to the city of her childhood.
She hands over her samples and her catalogues
to younger people.
The Mechanic settles into the stands
to watch what is collapsing,
a flask on her lap.
Sometimes she laughs.

Between the two of them, in the rain of a southern forest
where all the trees grow straight,
the physicist’s car is still at a standstill,
headlights on, engine running.
On the passenger seat, an envelope
covered in figures that stop halfway.


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 voir également: Musiques et Textes du projet Boîte Noire par Gilbert Quélennec  

 














mardi 27 octobre 2026

version augmentée: Gilbert Quélennec, musiques, texte et présentation de mon projet BDz (Animés, BDs , mangas, Webcomics, romans graphiques, etc)

 

Gilbert Quélennec, musiques, texte et présentation du projet BDz

(Animés,  BDs , mangas, Webcomics, romans graphiques, etc)

(post du 02.05.2022, augmenté le 27.10.2026)

un projet inspiré par ma fille M.

 

Les musiques de ce projet tournent autour des Animés, des BDs , des mangas, Webcomics, romans graphiques, etc

Je m'amuse ainsi à musiquer tout autour de ces univers.

 

Gilbert Quélennec, music, text and introduction to the BDz project

(Animated series, comics, manga, webcomics, graphic novels, etc.)

(Post dated 2 May 2022, updated on 27 October 2026)

A project inspired by my daughter M.

 

The music for this project revolves around animated series, comics, manga, webcomics, graphic novels and other such worlds.

I have fun creating music inspired by these universes and exploring their many different worlds through sound. 

 

 

Revue :  L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

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Musiques 

Stella

312 

313 

400 

401

 

Texte

 texte: Gilbert Quélennec, Avant que l’image bouge (Before the Picture Moves)

 

radio

Il a été question du projet BDz et la musique 312 a été diffusée (ainsi que mes musiques à la folk Tenir, Revivre, Protégeons les enfants contre les guerres), dans Guitare Passion, par David Marnay, sur Radio Fidélité, Mardi 29 mars 2022 à 13h30 ; rediff : Vendredi 1er  à 5h30, et 13h30 ; Samedi 2 avril à 17h30, 2022, puis en podcast ; Ensuite diffusée sur Radio Présence, le 11 avril 2022, à 14h32 , et en podcast; puis sur Radio Fidélité Mayenne, mercredi 13 avril à 5h15;vendredi 15 avril à 4h00; dimanche 17 avril à 13h00)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 26 octobre 2026

texte: Gilbert Quélennec, Avant que l’image bouge (Before the Picture Moves)

 

Gilbert Quélennec, Avant que l’image bouge

Gilbert Quélennec, Before the Picture Moves

texte pour mon projet BDz (Animés, BDs , mangas, Webcomics, romans graphiques, etc) 

 

 

 

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Gilbert Quélennec, Avant que l’image bouge 

 

Une image, puis une autre.
Entre elles, rien :
une bande de papier 
où le lecteur pose le pied
sans savoir qu’il saute.

Certains livres n’ont pas un mot.
Une main montre
la porte, la pluie, le chien.

D’autres, venus de l’autre côté du monde,
s’ouvrent par la fin.
Le pouce cherche la dernière page,
qui est la première,
et l’œil descend en serpentant,
de droite à gauche, sans se plaindre.
Les visages ont des yeux trop grands
pour ce qu’ils ont à pleurer.

Ailleurs, sur un téléphone,
l’histoire ne tourne plus ses pages :
elle tombe.
On la suit du doigt
jusqu’au bas d’une case
qui n’a pas de fond,
et on tombe exprès.

Il y a aussi ceux qui ne reviennent pas.
Pas de tome douze,
pas de héros qui vieillit sans vieillir.
Un seul livre, et puis on referme.

Puis l’image se met à bouger.
Elle compte les secondes avant nous,
chante son générique du soir,
et il faut la suivre
comme on suit un train qui part.

 


 

Gilbert Quélennec, Before the Picture Moves

 

One picture, then another.
Between them, nothing:
a strip of paper
where the reader sets a foot down
not knowing it’s a leap.

Some books haven’t a single word.
A hand points
at the door, the rain, the dog.

Others, from the other side of the world,
begin at the end.
The thumb feels for the last page,
which is the first,
and the eye snakes its way down,
right to left, without complaint.
The faces have eyes too large
for what they have to weep.

Elsewhere, on a phone,
the story no longer turns its pages:
it falls.
You follow it with a finger
to the bottom of a panel
that has no floor,
and you fall on purpose.

And there are those that never come back.
No volume twelve,
no hero growing older without ageing.
One book, and then you close it.

Then the picture starts to move.
It counts the seconds ahead of us,
sings its evening theme tune,
and you have to follow
the way you follow a train pulling out.

 

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voir également: Gilbert Quélennec, musiques et présentation de mon projet BDz (Animés, BDs , mangas, Webcomics, romans graphiques, etc) 

 

 

 


 







samedi 24 octobre 2026

texte: Gilbert Quélennec, Hesperdal

 Gilbert Quélennec, Hesperdal

texte pour le projet Captations 

 

 

 

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 Gilbert Quélennec, Hesperdal 

 

Quatre heures par nuit

On nous avait dit : dix nuits au moins,
quatre heures chaque nuit,
et ne rien promettre.

Le lichen au bord du lac Oyonne est si épais
qu’on pourrait tomber de la montagne
comme on tombe dans un lit.
Je n’ai pas essayé.
Je me suis allongé, j’ai attendu
que le ciel commette une erreur.

En quatre-vingt-quatre, ils en comptaient cinquante
en quarante jours.
Aujourd’hui, vingt par an, à peine,
et Hesperdal a perdu la moitié des siens,
si bien qu’on ne sait plus
qui s’est retiré le premier,
les lumières ou ceux qui les regardaient.

Un homme a calculé la pile que feraient le cuivre et la rivière.
Il manquait dix mille fois la force.
Il a calculé le trou noir minuscule tombé du fond du cosmos :
il s’éteignait avant la fin d’une seconde,
ou bien il aurait brillé un million de fois trop fort.
Il a rayé ses propres hypothèses
avec la patience de quelqu’un qui défait un tricot
pour retrouver le fil.

Huit fois sur neuf, la lumière a changé de rythme
quand le laser l’a touchée.
Quelques watts contre cent kilowatts,
c’est un enfant qui souffle sur un incendie.
Et pourtant l’incendie a cligné.

À Arisonne, l’appareil chargé la veille était mort contre l’oculaire,
et la chose dansait sans témoin.

Une femme rentrait un soir après la pluie.
Sur le bas-côté plein de boue, elle a vu
une pyramide noire, aplatie,
et de petits singes qui sautaient autour.
Elle a dit que c’était gai.
Elle est morte depuis.

Il y a eu ce soir d’orage
où une flamme est sortie du bois,
est montée dans l’averse, est redescendue,
a fait des boucles,
et celui qui la regardait a pensé
qu’elle s’amusait.

Autrefois on les voyait au ras des marais de Fennebrume.
On disait feu follet, on disait lanterne de la sorcière,
on disait : ne la suis pas, il y a le ravin.
Puis on a drainé les marais, planté des pommes de terre,
et les lumières, si ce sont des bêtes,
sont montées là où la charrue ne monte pas.

Il reste un test, le plus simple, que personne n’a payé :
regarder la lumière à travers un prisme assez fin
pour voir ses raies se fendre en deux.
Si l’écart est mince, c’est la terre qui brûle.
S’il est mille fois plus large,
c’est que quelqu’un tient la flamme.

J’ai fait mes quatre heures.
Une fois, au-dessus des sapins, quelque chose a battu,
s’est éteint, s’est rallumé.
Comme un condensateur, a dit le physicien.
Comme un cœur, ai-je pensé.

 

Cent kilowatts, à titre indicatif

Il a posé le chiffre sur la table
comme on pose une tasse vide.
Cent kilowatts.

Puis il a cherché d’où viendrait l’eau.

Du ciel d’abord, de cette pluie de particules
qui traverse tout, les toits, les os,
et laisse dans l’air de quoi faire grésiller
à peine une allumette.
Du sol ensuite, quand le champ de la Terre frémit
et que la roche conduit un courant que personne n’a relevé.
Là, il a écrit : à mesurer.
Des orages lointains enfin,
dont le courant de beau temps descend sur Hesperdal
si mince qu’il ne réveillerait pas une luciole.

Une étincelle n’est pas un repas.

Le soir, il range les magnétomètres
et pense au vaisseau.
Pas à celui qui jette sa masse derrière lui,
mais à celui qui plierait la distance devant lui,
comme on plie une carte
pour que deux villes se touchent.

Il sait ce qu’il faudrait :
une énergie moindre que rien,
un creux sous le vide.
La théorie l’accorde, par endroits,
un instant, en petite monnaie.
Personne n’a encore rempli une poche.

Entre les deux, il a tendu un fil.
Il va de la lumière au-dessus des sapins
au cerveau qui la regarde,
du cerveau à la machine froide
où l’on prépare des états qu’on sait défaire,
et de la machine à l’espace lui-même,
que certains disent fait de liens
comme un filet est fait de nœuds
et de vide.

Le cerveau tient ensemble un milliard de choses
mais ne refait jamais deux fois le même geste.
La machine refait le geste
et ne tient rien.

Il ne fermera pas la porte
avant d’avoir vu s’il y a une pièce derrière.

Et la nuit, la lumière revient,
ou ne revient pas,
brûle une heure au-dessus de la vallée
sur une réserve que personne n’a trouvée,
et s’en va
sans laisser la facture.


Four Hours a Night

We’d been told: ten nights at least,
four hours each night,
and promise nothing.

The lichen by Lake Oyonne is so thick
you could fall off the mountain
the way you fall into bed.
I didn’t try.
I lay down and waited
for the sky to make a mistake.

In eighty-four they counted fifty
in forty days.
Now it’s twenty a year, if that,
and Hesperdal has lost half its people,
so no one can say any more
who withdrew first,
the lights or the ones who watched them.

A man worked out the battery that copper and river would make.
It was ten thousand times too weak.
He worked out the tiny black hole dropped from the depths of the cosmos:
it went out in less than a second,
or else it would have shone a million times too bright.
He crossed out his own hypotheses
with the patience of someone unpicking their knitting
to find the thread again.

Eight times out of nine the light changed its rhythm
when the laser touched it.
A few watts against a hundred kilowatts,
a child blowing on a blaze.
And yet the blaze blinked.

In Arisonne, the camera charged the night before lay dead against the eyepiece,
and the thing danced unwitnessed.

A woman was driving home one evening after the rain.
On the muddy verge she saw
a black pyramid, flattened,
and little monkeys leaping round it.
She said it looked like fun.
She has since died.

There was that stormy evening
when a flame came out of the wood,
rose into the downpour, came down again,
looped the loop,
and the one watching thought
it was enjoying itself.

Long ago they were seen low over the Fennebrume marshes.
People said will-o’-the-wisp, said the witch’s lantern,
said: don’t follow it, there’s the ravine.
Then the marshes were drained, the potatoes went in,
and the lights, if they are creatures,
moved up to where the plough doesn’t go.

There’s a test left, the simplest one, that nobody has paid for:
to look at the light through a prism fine enough
to see its lines split in two.
If the gap is narrow, it’s the earth that’s burning.
If it’s a thousand times wider,
someone is holding the flame.

I did my four hours.
Once, above the firs, something beat,
went out, came on again.
Like a capacitor, said the physicist.
Like a heart, I thought.

 

A Hundred Kilowatts, for Illustration Only

He set the figure down on the table
the way you set down an empty cup.
A hundred kilowatts.

Then he looked for where the water would come from.

From the sky first, from that rain of particles
that goes through everything, roofs, bones,
and leaves in the air enough
to make a match barely sputter.
From the ground next, when the Earth’s field shivers
and the rock carries a current no one has recorded.
There he wrote: needs measuring.
From distant storms last of all,
whose fair-weather current comes down on Hesperdal
so thin it wouldn’t wake a glow-worm.

A spark is not a meal.

In the evening he packs away the magnetometers
and thinks about the ship.
Not the one that throws its mass out behind it,
but the one that would fold the distance ahead of it,
the way you fold a map
so that two towns touch.

He knows what it would take:
energy less than nothing,
a hollow beneath the void.
Theory allows it, here and there,
for an instant, in small change.
No one has filled a pocket yet.

Between the two he has stretched a thread.
It runs from the light above the firs
to the brain that watches it,
from the brain to the cold machine
where they prepare states they know how to undo,
and from the machine to space itself,
which some say is made of links
the way a net is made of knots
and holes.

The brain holds a billion things together
but never makes the same gesture twice.
The machine repeats the gesture
and holds nothing.

He won’t shut the door
until he has seen whether there’s a room behind it.

And at night the light comes back,
or doesn’t,
burns for an hour above the valley
on a reserve no one has found,
and goes,
leaving no bill.

 

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voir également: 

Gilbert Quélennec, Musiques et présentation du projet Captations (interconnexions discrètes)

 

 






vendredi 23 octobre 2026

audio et texte: Gilbert Quélennec, des musiques autour de la Communication (vies sur Terre, vies extraterrestres)

 

audio et texte:  

Gilbert Quélennec, des musiques autour de la Communication 

vies sur Terre, vies extraterrestres 

SETI, METI, etc

(version du 14.12.2022, augmentée le 23.10.2026)


Dans ce travail autour de la Communication, on navigue du plus proche au plus lointain (ex Signaux ), et du plus lointain au plus proche (ex Un vide pas si vide), entre vies sur terre, et la communication avec des phénomènes (ex Nuages artificiels)

d'autres enregistrements sont à venir..

In this work around Communication, we navigate from the closest to the farthest (ex Signals), and from the farthest to the closest (ex A void not so empty), between lives on earth, and communication with phenomena (ex Artificial clouds)

other recordings are to come.

 

 

Revue : L'Atelier de Gilbert Quélennec — ISSN 2556-5362 

Licence : Creative Commons CC BY-NC-ND 4.0 (Attribution - Pas d'utilisation commerciale - Pas de modification)

Vous pouvez  acheter les enregistrements, à partir de ma page Bandcamp

Vous pouvez également vous abonner sur mon compte Bandcamp  

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Musiques

  
 

 Tentative de Contact

Localiser par l’écho des sons

Des nouvelles de l'infra

Un vide pas si vide

Signaux

 Nuages Artificiels

Intéresse toi au temps

Un Oracle 

Terre

 

 

Texte

texte: Gilbert Quélennec, Indications seulement (Indications Only)



Radio 

Des nouvelles de l'infra a été diffusée dans mon entretien Entre son et Lumière  vidéo: Gilbert Quélennec, Interview Entre son et Lumière pour la chaîne youtube de Joëlle Vérain (autour des anomalies) , 7 août 2025

 Intéresse toi au temps (extrait) a  été diffusée dans mon entretien dans L’invité de la Rédaction, sur RCF, par Christophe Pluchon, lundi 5 septembre 2022, à 12h15,  à retrouver sur Youtube , sur Deezer, sur Apple Podcasts, sur Amazon, sur Spotify, sur le site de Christophe Pluchon  ,aussi dans  Vous reprendrez bien un peu de sf? Par Remy Toularastel , sur Radio Evasion le vendredi 12 août à 13h, puis en podcast

 
Un Oracle a été diffusé dans Gilbert Quélennec, Entretien par Jeff Lagoutte, pour son émission Flèche Sensible (émission de radio autour des musiques de création) sur Fréquence Paris Plurielle 106.3 FM, 1ère diff le 21 avril 2019, Rediff le 5 mai 2019
 
 


 voir également:

 


 (photo prise pas loin de Valensole)